Parc Charles de Gaulle

Parc Charles de Gaulle

image de couverture page

Une végétalisation massive !

illustration © Acte2paysage, image non contractuelle
Texte

Imaginé en concertation avec les habitants, le réaménagement du parc Charles-de-Gaulle avance.

La municipalité apporte les ultimes touches à l’avant-projet et le début des travaux est prévu vers mi-septembre 2024.

Comment redonner vie à cet espace qui, au fil du temps, est surtout devenu un lieu de passage et d’événements ?

En dessinant un jardin public à la fois parc “nature” pour retrouver sa vocation initiale de poumon vert en cœur de ville, et parc “actif” pour répondre aux différentes attentes des habitants, jeunes et moins jeunes.

Le parc en vidéo

Faire respirer le parc Charles-de-Gaulle

Plus de 500 arbres vont être plantés; une vraie végétalisation massive qui répond à un double besoin :

  • Créer des espaces apaisants et des îlots de fraîcheur pour l’été, comme la promenade boisée par exemple. Cette nouvelle « masse végétale », refuge de biodiversité et symbole de renouveau, sera réalisée avec des plantations denses d’essences variées et locales présentant une grande richesse écologique, suivant le modèle des micro-forêts urbaines. Ce « bois humide » sera composé de plusieurs strates végétales (arborée, arbustive, herbacée). Environ 120 arbres de haute tige et plusieurs massifs fleuris seront aussi plantés ;
  • Remplacer quelques marronniers, poiriers et érables dont une étude phytosanitaire menée en 2023 a montré l’état de santé préoccupant suite à des maladies ou à des attaques de parasites. Certains de ces arbres vont être abattus dès le mois de mars 2024. Mieux prendre soin des arbres dès leur plantation (avec, par exemple, de plus grandes fosses) et leur éviter tout « stress », en particulier le tassement du sol par le piétinement. Le projet ? Renforcer le patrimoine arboré et inscrire dans le PLU des prochaines années de nouveaux « arbres remarquables » (proposition d'inscription dans la révision en cours du PLU d'un chêne pédonculé et d'un grand tilleul, deux beaux arbres en bonne santé du parc actuel). La désimperméabilisation des sols est un autre enjeu important : grâce aux aménagements prévus, les surfaces perméables représenteront 70 % du parc contre seulement 50 % aujourd’hui, et l’eau des pluies pourra ruisseler vers les zones arborées.
plan

Préserver le parc sans le figer

calendrier
Texte

Le parc sera ouvert à une variété d’usages allant de la détente à la convivialité, en passant par le sport, les cérémonies et les espaces de jeux :

  • la prairie festive (avec fauchage tardif pour favoriser la biodiversité) : lieu privilégié d’événements tels que Houilles Plage, le village des associations, fêtes et concerts… ;
  • la plaine sportive : grâce à un terrain multisport réaménagé et agrandi, ainsi que des équipements tels que des agrès de fitness et une piste pour les sports de glisse ;
  • les aires de jeux pour enfants : grâce à un réaménagement de l’aire de jeux actuelle et la création d’un espace pour les « plus grands », à proximité immédiate de la crèche Les Choupissons ;
  • le kiosque et la place plantée : ouverts sur l’avenue Charles-de-Gaulle, même en dehors des heures d’ouverture du parc, pour accueillir des événements culturels, musicaux… à proximité de l’ancienne crèche qui sera transformée en « guinguette ».
  • la place des cérémonies : un lieu central, avec un sol rénové pour honorer, face au monument aux morts, la mémoire de ceux qui ont combattu pour nos libertés.

Redonner vie au parc Charles-de-Gaulle, c’est créer des espaces naturels en végétalisant massivement conformément aux attentes des Ovillois. Mais pas seulement. C’est aussi proposer une variété d’usages (ludiques, sportifs, festifs…) pour en faire un véritable lieu de rassemblement des Ovillois dans des espaces bien délimités.

Le kiosque et la place plantee.png

Le kiosque et la place plantée

Des espaces de jeux

La prairie festive

Date

Quelle circulation à l'intérieur du parc ?

Illustration Les massifs fleuris au pied des arbres éviteront le piétinement des sols.
Texte

La prairie festive et la place plantée seront bordées par deux allées rectilignes, reliant ainsi la rue de la Marne à l’avenue Charles-de-Gaulle. Ces deux allées convergeront vers la place centrale, de même que le cheminement depuis la rue Gambetta. Par ailleurs, des trames douces seront mises en place pour pouvoir cheminer d’un lieu arboré à l’autre. Dans la partie forêt humide un platelage (passerelle) en bois permettra par exemple de flâner entre les arbres sans abîmer la flore.

La situation phytosanitaire du parc arboré actuel

294 arbres, dont 93 marronniers ont été analysés en 2023, sur le Parc Charles de Gaulle et les arbres à proximité immédiate du parc. L’espèce la plus concernée par les maladies et défauts de vigueur : les marronniers ; puis quelques érables, poiriers, et ifs.

  • De nombreux arbres présentent une vigueur moyenne, les stress suivant rendent les arbres plus sensibles aux pathogènes : 
    • L’imperméabilisation de la surface des fosses de plantation
    • Des gravillons recouvrant la fosse et dont les interstices sont bouchées par les poussières
    • Le tassement du sol par piétinement
    • Des fosses trop petites
    • La sécheresse des étés, due au changement climatique
  • Arbres soumis à des attaques parasitaires et/ou de ravageurs
    • Sur branches et troncs : 
      • Maladie de la suie sur les érables Sycomore
      • Maladie du chancre bactérien sur de nombreux marronniers
      • Maladie du bois mouillé (Wetwood) sur quelques marronniers
      • Zeuzère du poirier
      • Champignon Amadouvier
      • Champignons : Phellin, Ganoderma, Tramète rougissante
    • Sur rameaux et feuilles :
      • Mineuse du marronnier sur presque tous les marronniers (comme partout en Ile de France)
      • Chenille processionnaire du pin
  • Arbres soumis à des agressions : sections de racines lors de travaux, branches étranglées par des liens, plaies de chocs ou frottement (troncs, collets, branches)
  • Arbres affaiblis, présentant des plaies ou des cavités : cas des « têtes de chat » (bourrelets) à cause de tailles drastiques régulières
  • Arbres présentant des défauts de conformation (dits « fourches à écorce incluse »)